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5 erreurs fréquentes à éviter dans la communication du tourisme durable


Trois expressions sont couramment utilisées pour désigner une même dynamique : un tourisme plus centré sur l’environnement et les populations.


  • Le tourisme durable : c’est l’expression utilisée par les institutions du tourisme, tant au niveau international que national.

  • Le développement durable du tourisme : cette formulation est souvent employée par des institutions économiques, dans l’objectif de promouvoir une approche globale de l’activité touristique intégrée au développement durable.

  • Le tourisme responsable : utilisé par les acteurs du secteur et souvent les clients eux-mêmes, ce terme renvoie à la responsabilité managériale des structures touristiques et à la conscience sociale des voyageurs.

    (Définition : Tourisme et développement durable, éditions Atout France, 2011)


Pour ma part, j’utilise le terme tourisme durable, car je trouve qu’il correspond mieux aux informations que je souhaite partager.


Ce type de tourisme est en plein essor, mais encore peu accessible. Il reste souvent réservé à une élite, alors que la demande pour des séjours et hébergements éco-responsables plus abordables est en forte croissance. Il est donc essentiel de communiquer sur ce tourisme de manière inclusive, afin de toucher tous les publics, et pas seulement les classes sociales les plus aisées.


Dans cet article, nous allons mettre en lumière les erreurs fréquentes dans la communication autour du tourisme durable, et voir comment les éviter pour rester crédible, impactant et authentique.


Erreur n°1 : Utiliser un langage trop technique ou jargon écologique


Un langage trop technique ou un jargon écologique peut rebuter vos lecteurs, car ils ne le maîtrisent pas forcément. Ils risquent alors de se sentir peu concernés par le texte que vous leur proposez. Cela peut les éloigner de l’intérêt qu’ils pourraient porter au tourisme durable, et même leur en donner une image négative.


Il vaut mieux éviter des termes comme « empreinte carbone compensée » ou « circuits courts intégrés », s’ils ne sont pas clairement expliqués.

Il est donc judicieux de simplifier, vulgariser et contextualiser vos propos afin qu’ils soient accessibles à tout le monde.


Erreur n°2 : Greenwashing


Le greenwashing, ou éco-blanchiment, est une méthode fréquemment utilisée dans le marketing. Des entreprises ou institutions adoptent un discours « vert » ou responsable, sans pour autant modifier en profondeur les fondements de leurs prestations.

(Définition : Tourisme et développement durable, éditions Atout France, 2011)


Ce type de comportement génère une méfiance chez les clients potentiels, qui finissent par penser que tout ce qui touche au tourisme durable n’est en réalité qu’une stratégie marketing, sans impact réel sur l’environnement ou les populations.


Certaines grandes marques se revendiquent écoresponsables sans preuves concrètes.

Par exemple, Shell et TotalEnergies communiquent abondamment sur leur engagement pour la transition énergétique, tout en continuant à investir massivement dans les énergies fossiles.


Pour se démarquer de ce type de pratiques, il est essentiel d’être transparent sur ce que l’on fait et ce que l’on propose. Cela passe par :

  • la fourniture de données vérifiables (liens vers des sources institutionnelles, labels, bilans…)

  • la mise en avant d’actions concrètes, par exemple via des reportages ou témoignages illustrant les efforts réalisés dans le cadre du développement durable ou du tourisme responsable.


Erreur n°3 : Oublier l’humain et le local


Il ne faut pas oublier de montrer ce que cela apporte aux populations locales et à la culture. L’économie sociale est aussi importante pour les consommateurs de tourisme durable que le respect de l’environnement.


Lors de la création d’un produit de tourisme durable, il est essentiel de prendre en compte les populations locales et leur culture, et surtout de les respecter. Il est important de mettre en avant les histoires humaines derrière les expériences proposées, et d’illustrer les services par les actions concrètes menées auprès de ces communautés.


Erreur n°4 : Négliger l’aspect visuel et émotionnel


Une communication trop rationnelle ne capte pas toujours l’attention. Il est important d’y intégrer des images, des récits de locaux, des émotions, qu’il s’agisse du ressenti des voyageurs ou des impressions des habitants suite aux rencontres qu’a permis cette approche.


Raconter des histoires, c’est donner vie au tourisme durable : cela permet aux voyageurs de voir les bénéfices concrets, de se projeter et d’avoir envie de s’engager à leur tour. C’est aussi un moyen pour les populations locales de comprendre les enjeux de ce type de tourisme et d’en percevoir les retombées positives pour leur communauté.


Erreur n°5 : Ne pas adapter le message à la cible


Il ne faut pas oublier qu’un même message ne convient pas à tous les publics (jeunes, familles, seniors, etc.). Il est fondamental d’adapter le message en fonction de votre cible, afin de capter son attention et de la transformer en prospect — ou, mieux encore, en client.


Par exemple, un discours trop militant adressé à un public peu sensibilisé peut être contre-productif : il risque de les effrayer ou de les détourner du message que vous souhaitez transmettre.


Il est donc essentiel de segmenter sa communication, de varier les supports (réseaux sociaux, blogs, vidéos, presse, etc.) et les angles d’approche, pour toucher efficacement chaque public.


Conclusion


  • Évitez d’utiliser un langage trop technique, au risque de rebuter les lecteurs les moins familiers avec le tourisme durable.

  • Ne pratiquez pas le greenwashing, sous peine de nuire gravement à votre crédibilité et à votre réputation dans ce domaine.

  • N’oubliez jamais l’humain et le local, qui sont tout aussi importants que les enjeux environnementaux.

  • Ne négligez pas l’aspect visuel et émotionnel dans la présentation de votre offre : ce sont souvent ces éléments qui transforment un simple prospect en client.

  • Adaptez toujours votre message à votre cible et au canal de communication utilisé, afin de capter efficacement leur attention.


Nous vous encourageons vivement à adopter une communication honnête, inclusive et inspirante, pour faire connaître le tourisme durable et vendre vos produits de manière éthique.


Votre communication doit devenir un véritable levier de transformation : elle peut contribuer à faire évoluer le tourisme, tout en respectant l’environnement et en permettant aux populations locales d’en bénéficier pleinement.


Bibliographie :

Tourisme et développement durable, éditions Atout France, 2011

Marketing du tourisme durable, éditions Dunod, 2010

 
 
 

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